Face au désastre, un appel au barrage

FRONT POPULAIRE

Hier soir, notre nouvelle grande région d’Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine s’est retrouvée humiliée, souillée par l’arrivée en tête d’un parti que l’on a passé trop de temps à ignorer ou a essayer de considérer comme compatible ou non avec la République. Cela fait maintenant trop longtemps que notre république souffre les coups de bélier de la vague frontiste sur ses portes. Cette montée du vote d’extrême droite, nous ne cessons, nous le peuple de gauche, et depuis désormais de trop longues années, de tergiverser sur ses origines, de pérorer sur les échecs de l’un ou l’autre des partis républicains majoritaires, d’ergoter sur les raisons de la frustration d’un électorat désabusé – alors que pendant nos sages discussions, la flamme ne cessait de grandir. Maintenant – et à notre plus grande horreur – nous réalisons qu’il est trop tard pour discuter.

En ce lendemain du premier tour, nous nous réveillons avec un mauvais goût dans la bouche, celui d’une défaite amère mâtinée d’un sentiment d’impuissance, et les Jeunes Socialistes de Meurthe-et-Moselle, accompagné d’une partie des colistiers du Parti Socialiste, ont un message à adresser aux électeurs qui se sentent encore l’âme républicaine :

Dimanche 13 décembre, faisons barrage au Front National !

Lundi 7 décembre, Jean-Pierre Masseret a annoncé qu’il envisageait de maintenir sa liste au second tour des élections régionales, malgré les directives de retrait du Parti Socialiste et d’un nombre important de militants et d’électeurs de gauche, prenant ainsi le risque de diviser le vote républicain et d’assurer une victoire à Florian Philippot et au Front National. Alors en ce même jour, nous annonçons que nous avons décidé de fermement nous désolidariser de cette position : nous appelons Jean-Pierre Masseret à retirer sa liste, et lançons un appel à tous les électeurs de gauche, ainsi qu’à tous les électeurs convaincus que l’idéal républicain qui a fait la grandeur de notre nation existe toujours, d’aller voter le 13 décembre pour la liste de Philippe Richert, et du parti Les Républicains.

Ce choix, nous ne le faisons pas de gaîté de cœur. Nous, militants de gauche, qui nous sommes engagés auprès du Parti Socialiste convaincus de notre pouvoir de construire une France plus juste, plus égalitaire pour ses habitants de tous milieux et de tous horizons, sommes aujourd’hui profondément meurtris par l’obligation que nous ressentons de devoir délaisser nos aînés pour soutenir, malgré nous, un programme avec lequel nous nous opposons pour la plus grande partie. Cependant, il est pour nous parfaitement inconcevable de laisser la moindre opportunité de l’emporter à un parti antisocial et xénophobe, dont la mascarade de respectabilité n’a que trop duré.

A toutes les échéances précédentes, dans le cas d’élections triangulaires où les forces progressistes se sont retrouvées majoritaires face au Front National et à la droite traditionnelle, celles-ci appelaient l’opposition républicaine – qu’elles n’ont jamais considéré comme l’ennemi – à se retirer pour assurer une victoire à la démocratie contre les assauts de la gangrène qui avance masquée. Parfois nous avons été entendus, d’autres pas, et nous n’avions alors pas manqué de nous offusquer, et de nous lamenter de voir nos opposants sacrifier les valeurs de la République sur l’autel de l’électoralisme et du carriérisme. Et maintenant, alors que le jeu démocratique nous met en position de faiblesse, nos aînés semblent avoir oublié la position qui était alors la leur, au risque de s’aliéner un peu plus un électorat qui devient déjà difficile à mobiliser.

Il n’y a plus de victoire possible pour le Parti Socialiste dans notre région : nous sommes dos au mur, et quelques sièges n’y changeront rien. Il nous faut sonner la retraite tant qu’il en est encore temps. Et soulignons que c’est sur ses lignes qu’il faut que la gauche se retire, qu’elle retourne enfin sur les terres qui sont les siennes, plutôt que de se laisser noyer lentement dans les eaux saumâtres de la surenchère électoraliste : c’est son avenir qui est en jeu. Car l’appel au barrage ne suffira pas. L’indignation ne suffira pas. La morale ne suffira pas. Le moment est venu pour la gauche de redevenir elle-même et de proposer une véritable vision pour le pays, si elle ne veut pas voir ses derniers électeurs sauter par dessus bord et assister, impuissante, au naufrage de la démocratie. Nous seront alors, comme nous l’avons toujours été, à ses côtés pour aider à construire l’avenir.

Mais laissons tomber ce débat d’envergure nationale pour l’instant. Ce choix de la retraite, il a été fait par d’autres têtes de liste de ce parti que nous soutenons. C’est cet exemple que nous aurions aimé voir suivi par tous les socialistes de notre région. Mais c’est apparemment à nous seuls, électeurs pourtant convaincus, que s’impose désormais ce devoir – crucial – d’exprimer une opposition républicaine face à la décision irresponsable qui a été prise par Jean-Pierre Masseret en milieu de journée. Hors de question de brader notre région pour une fierté mal placée : à nous de mettre de côté nos différences idéologiques, même si celles-ci sont effectivement profondes, car notre conscience est plus importante que la victoire. Et une fois les coups encaissés, c’est bel et bien cette conscience sauvée des flammes qui nous permettra, comme toujours, de panser nos plaies, et de nous efforcer à nous faire entendre à nouveau auprès de nos aînés, afin que la gauche soit la gauche, convaincue et engagée, républicaine et sociale, cohérente et unie.

Oui, le dimanche 13 décembre, nous souhaitons que Jean-Pierre Masseret nous laisse la possibilité de battre Florian Philippot et le Front National, sans prendre en otage ses colistiers, et sans imposer en plus à ses électeurs de trahir leur camp. Cette république exemplaire, que nous nous vantons si souvent de défendre, passe parfois par des sacrifices, aussi douloureux soient-ils. Alors faisons-les : il en va de notre idéal, de notre respectabilité, et de notre conception profonde de la démocratie et de la République, que nous ne refusons aujourd’hui catégoriquement de voir salie, bafouée, piétinée par les bottes sales de l’extrême droite.

Emilie Adam (colistière PS54 et animatrice fédérale des Jeunes Socialistes de Meurthe-et-Moselle), Emmanuel Bergé (colistier PS54 et conseiller municipal de Joeuf), Kamel Bouzad (colistier PS54 et conseiller municipal et communautaire de Longwy), Celine Henquinet (colistière PS54 et conseillère municipale et communautaire de Jarny), Nadia Larach (colistière PS54 et maire adjointe de Vandoeuvre) et Ergun Toparslan (colistier PS54).

[Reportage photos] 12 minutes pour ne pas laisser les autres décider pour toi

Tu penses qu’aller s’inscrire sur les listes électorales c’est chiant et long ? Les Jeunes socialistes de Meurthe et Moselle te démontrent le contraire, ils ont suivi Alice, militante, originaire de Bretagne mais qui vit désormais en Lorraine et ne veux pas laisser les autres décider pour elle les 6 et 13 décembre prochains.

S’inscrire sur les listes électorales c’est rapide et simple. La preuve en image.

Etape n°1 : réunir sa carte d’identité et un justificatif de domicile (facture, impôt, quittance de loyer, assurance du logement …)

Etape n°1 : Les papiers nécessaires

Etape n°2 : se rendre à la mairie de ta ville. Ici nous avons accompagné Alice à l’Hôtel de Ville de Nancy

Etape n°2 : l'hotel de ville

Etape n°2 : l’hotel de ville

A notre arrivée à l’Hôtel de Ville il est précisément 11h01.

11h01 c’est parti

Etape n°3 : Une fois à l’accueil de l’hôtel de ville, il te suffit de leur expliquer que tu viens t’inscrire sur les listes électorales. Ils te donneront alors un formulaire CERFA à remplir avec le fonctionnaire qui va s’occuper de ta demande.

à l’accueil

on rempli le formulaire

et voila le tour est joué en 12 minutes : à 11H13 Alice dispose de son récépissé d’inscription.

12 minutes plus tard. Récépissé en main.

12 minutes plus tard. Récépissé en main.

En 12 minutes simplement, Alice a pu s’inscrire sur les listes électorales. 12 minutes c’est peu comparé à ce qu’Alice gagne.

Les 6 et 13 décembre prochains elle ne sera pas sans voix.

Elle ne laissera pas les autres décider à sa place.

Si tu veux en apprendre encore plus sur les moyens de t’inscrire sur les listes et sur l’intérêt d’aller voter en décembre prochain et de voter socialiste clique ici pour retrouver la campagne d’inscription sur les listes électorales que mènent les jeunes socialistes depuis 2 semaines et jusqu’au 30 septembre.

[Communiqué de presse] Déplacement des Jeunes Socialistes de Meurthe et Moselle à Schengen

Après avoir ouvert «les bras de l’Allemagne» aux réfugiés, Angela Merkel a réintroduit des contrôles à ses frontières Cette situation suspend de façon unilatérale une liberté fondamentale pour tous les individus : la liberté d’aller et venir.

Une telle mesure est profondément injustifiée car elle ne correspond absolument pas à la réalité. L’arrivée d’immigrés reste faible eu égard à l’importance des événements dans ces pays en guerre.

Cette mesure met en péril la liberté de circulation des citoyens français et européens.

C’est pourquoi les jeunes socialistes de Meurthe et Moselle, accompagnés de leurs camarades de Moselle ainsi que des Jusos Saar et Rheinland-Pfalz, des jeunes socialistes du Luxembourg et des Jeunes fédéralistes européens, se rendront à Schengen ce mercredi 16 septembre 2015 à 18h afin de rappeler leur attachement aux accords de Schengen.

Nous sommes d’une génération qui a grandi avec l’Europe et nous ne pouvons tolérer la remise en cause de ces accords et de cette liberté fondamentale d’aller et venir.schengen-1985-2015

Tour de France des Jeunes Socialistes. Etape Meurthe et mosellane (Communiqué de presse)

JS-PPT
Lunéville. Etape n°1 de la caravane. 6 aout 2015

Lunéville. Etape n°1 de la caravane. 6 aout 2015

Communiqué de presse

Les Jeunes Socialistes de Meurthe-et-Moselle se sont retrouvés hier, jeudi 6 août 2015, à Lunéville et à Nancy dans le cadre du tour de France des Jeunes socialistes.

Accompagnés de leur campagne estivale « Jeunes socialistes, pourquoi pas toi ? » ils sont allés à la rencontre des jeunes.

Dès leur arrivée à Nancy à 19h30 les jeunes socialistes ont rencontré bons nombres de jeunes nancéiens qui leur ont fait part de leur peur pour l’avenir de Nancy. En effet, la plupart des jeunes rencontrés ont évoqué les dernières mesures prises par Laurent Hénart, maire de Nancy, s’agissant de l’arrêt dès 23h de la fête de la musique, de la fermeture à partir de 2 heures du matin de tout commerce vendant des denrées alimentaires, la fermeture de certains bars, de piscine, de mairies de quartiers etc …

Le constat, dans la rue, ce jour, est sévère et clair : les jeunes désapprouvent la politique menée par Laurent Hénart et s’en inquiètent.

Ainsi tout au long de ces conversations, les jeunes socialistes ont rappelé leur valeur et leur opposition à ces mesures.

Les jeunes socialistes sont attachés à la culture et à la vie dans leur ville et ne peuvent que rappeler leur désaccord profond avec la politique menée par le maire de Nancy.

Cependant, les jeunes socialistes se réjouissent de voir les jeunes prêts à ne pas laisser leur ville mourir, et même, pour certains, à s’engager à leur coté afin de faire de Nancy une ville meilleure.

Nancy. Etape n°2 de la caravane. 6 aout 2015

Nancy. Etape n°2 de la caravane. 6 aout 2015

Profanation de tombes chrétiennes à Labry (54)

Les jeunes socialistes de Meurthe et Moselle condamnent avec la plus grande fermeté la profanation de tombes chrétiennes ce lundi 3 aout 2015 au cimetière de la commune de Labry. Il s’agit de la cinquième profanation de cimetière en Meurthe-et-Moselle depuis le début de cette année.

 

Ces actes odieux doivent nécessairement trouver une réponse pénale. Il est de notre devoir de rester vigilant à tout acte de violence quelle que soit sa nature. Nous ne devons pas oublier de nous questionner sur la raison pour laquelle ces actes ont été commis.

 

Ce type d’acte ne fait que nous rappeler la nécessité de mettre la laïcité au cœur de la République.